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Rencontre de cinéma

Hélas pour moi

Jean-Luc Godard
1993. France / Suisse. 84 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Gérard Depardieu, Laurence Masliah, Bernard Verley
Avec deux noms pareils la rencontre était inévitable. Godard. Depardieu. L’un reprend à la fin ce que l’autre avait débuté dans une autre langue. Dieu. Et c’est bien une histoire de dieu, ici. Celle d’un dieu qui veut prendre forme humaine pour connaître l’amour, le sexe et la souffrance. Celle d’une tâche difficile à accomplir : raconter une histoire. C’est-à-dire créer un monde. Un homme arrive dans un village. Il raconte ce que faisaient ses ancêtres quand ils avaient une tâche difficile à accomplir. Il a lui-même une tâche difficile à accomplir…

Le bonus : Godard (ed. Grasset) d’Antoine de Baecque

Séance présentée par Antoine de Baecque, en collaboration avec la librairie Ombres Blanches.

Rencontre avec l’auteur à 18h à la librairie.

Mercredi 29 septembre à 21h

Jonas Mekas | Courts métrages

Bonus particulier pour cinéaste à part : Jonas Mekas. Un cinéaste qui préfère se définir comme « filmeur ». Jonas Mekas : la figure tutélaire du cinéma underground. Un des co-fondateurs de l’Anthology Film Archives, la cinémathèque du cinéma expérimental et d’avant-garde. Jonas Mekas et son fameux journal filmé, tout à la fois journal, documentaire et poème. Tout à la fois autobiographique et témoin, gardien de la flamme de la contre-culture des années 60 et passeur du flambeau d’un esprit Beat survivant. Un journal débuté à son arrivée d’exilé aux États-Unis fin années 40. Le journal d’un exilé qui aurait trouvé un nouveau pays : le cinéma. Et où il se donne comme « une personne déplacée à la recherche de souvenirs ».

Un bonus particulier aussi pour saluer le travail des Éditions RE:VOIR qui ont édité en septembre 2009 un superbe coffret de Walden (le matériel tourné de 1964 à 1968 monté dans l’ordre chronologique).

Scenes from the Life of Andy Warhol :
« Friendships and Intersection »
Jonas Mekas
1963 – 1990. États-Unis. 37 min. Couleurs. 16 mm.
Version originale non sous-titrée.
Au son du Velvet Underground, Warhol, l’homme public et l’artiste dans des moments d’intimités.

Zefiro Torna or Scenes from the Life of George Maciunas
Jonas Mekas
1992. États-Unis. 34 min. Couleurs. 16 mm.
Version originale non sous-titrée.
George Maciunas et des évènements Fluxus de 1952 à 1978.

En présence de Pip Chodorov et Jonas Mekas (sous réserve)

Vendredi 7 mai à 21h

Festival Zoom Arrière 2010

Dans le cadre du festival Zoom Arrière, différents évènements… Plus de détails…

Une soirée avec Bertrand Tavernier, cinéaste

Surtout connu pour ses films, Coup de torchon, La Fille de d’Artagnan, L’Appât, L 627, ou La Guerre sans nom et L’Horloger de Saint-Paul que nous projetterons, l’un dans « La France en docs », l’autre dans « Simenon au cinéma », Bertrand Tavernier est aussi scénariste, producteur (Little Bear production), critique de cinéma et président de l’Institut Lumière de Lyon. On lui doit également des ouvrages de référence sur le cinéma dont 50 ans de cinéma américain (avec Jean-Pierre Coursodon) et le récent Amis américains.

Le bonus :
Une rencontre avec Bertrand Tavernier à la librairie Ombres Blanches autour de son livre Pas à pas dans la brume électrique (éd. Flammarion), consacré au tournage de Dans la brume électrique. Un bonus littéraire pour changer. Parce qu’au traditionnel making of qui prend de plus en plus des allures de plateforme promotionnelle, le récit de tournage procure de bien plus fortes sensations et une intimité inégalable avec l’auteur et son œuvre.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Samedi 13 février à 17h à la librairie Ombres Blanches et à 22h à la Cinémathèque

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Dans la brume électrique
Bertrand Tavernier
2009. France / États-Unis. 117 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Tommy Lee Jones, John Goodman, Peter Sarsgaard, Kelly Macdonald, Mary Steenburger
La Louisiane après Katrina. Les toits se sont envolés laissant ouvertes les fractures sociales. Les bayous s’en sont vus également tout remués, mettant à nu de vieux ossements enchaînés. C’est alors que de jeunes filles sont retrouvées assassinées cependant que le parrain local se lance dans la production d’un film hollywoodien. Et au milieu de tout ce remue-ménage, l’inspecteur Dave Robicheaux aux prises avec ses propres démons, fantômes du passé bientôt rejoints par une troupe de soldats confédérés…

Samedi 13 février à 20h (suivi d’une rencontre avec Bertrand Tavernier)

Elephant

Le film :

Elephant
Gus Van Sant
2003. États-Unis. 82 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Alex Frost, Eric Deulen, John Robinson, Elias McConnell, Jordan Taylor
Quelques heures dans un lycée américain avant que deux élèves armés n’y commettent un massacre. Film d’une beauté formelle saisissante pour capter l’inexplicable : l’acte gratuit. Oui, Elephant c’est la tuerie de Columbine, mais pas dans une tentative de compréhension ou d’accusation. C’est le Mass Murder dans ce qu’il a d’imprévisible, de hasardeux, dans l’horreur du pourquoi sans réponse. On sait comment ça va finir, mais on ignore qui ; qui va tuer, qui va mourir. On pense à 71 fragments d’une chronologie du hasard, mais Gus Van Sant n’est pas aussi déterministe que Haneke, et c’est avec un soin esthétique très travaillé qu’il déroule sa chronologie du hasard. C’est cette beauté de fin du monde, quasi romantique, quasi fantastique, qui inquiète. C’est la mort qui rôde en plans séquences dans des couloirs évanescents, s’attachant à des corps juvéniles flous, fantômes errants avant même d’être morts. Ce pourrait être un film de fantôme asiatique.

Le bonus :

Elephant
Alan Clarke
1989. Grande-Bretagne. 26 min. Couleurs. Vidéo.
Avec Gary Walker, Bill Hamilton, Michael Foyle
Présenté en bonus dans le coffret Gus Van Sant édité par MK2, le film qui a inspiré la palme d’or 2003 du Festival de Cannes. Alan Clarke, cinéaste britannique sans concession, inventait une nouvelle forme narrative, celle reprise par van Sant dans son Elephant, pour un film brut sur la violence meurtrière en Irlande du Nord. Un personnage. On le suit. Victime ou assassin ? Meurtre. Un autre personnage. Victime ou assassin ? Meurtre. Et ainsi de suite.

Mercredi 9 décembre à 21h – Séance présentée par Jean-Marc Lalanne et Stéphane Bouquet, auteurs de Gus van Sant, aux éditions Cahiers du cinéma.

Rencontre avec ces auteurs à la librairie Ombres Blanches le mercredi 9 décembre à 18h