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Autres rendez-vous

Journée d'étude : L’ellipse et l’excès

À l’occasion de la journée d’étude « L’ellipse et l’excès : une poétique de la matière et du récit dans le cinéma fantastique » organisée par le laboratoire Patrimoine, Littérature, Histoire de l’Université Toulouse Jean Jaurès, la Cinémathèque de Toulouse propose L’Homme invisible de James Whale, présenté par Jean-Michel Durafour.

Journée d’étude « L’ellipse et l’excès : une poétique de la matière et du récit dans le cinéma fantastique »
Responsables scientifiques :
Philippe Ragel, Vincent Souladié
Laboratoire Patrimoine, Littérature, Histoire – Université Toulouse Jean Jaurès
Instrument de reproduction manifeste de la « réalité elle-même » (Bazin) tout autant que support de trucages optiques les plus variés susceptibles d’altérer la perception de cette même réalité, le 7e art entretiendrait avec le fantastique des liens privilégiés. Ainsi y aurait-il un fantastique au cinéma parce qu’il y aurait un fantastique du cinéma qui tiendrait à la nature même de son dispositif (Leutrat), à ses matières plastiques sujettes à toutes les déformations et ses manières narratives, buissonnantes, de conduire un récit.
Cette Journée d’étude propose de revenir sur ce débat et d’engager une réflexion sur ces matières visuelles et ces procédés narratifs qui font le fantastique, à la faveur de deux figures, l’ellipse et l’excès, partant que le fantastique cinématographique se nourrit de cette tension entre le montré et l’inmontré, la retenue et le débordement, l’ordre et le désordre, l’épure et l’excès.

L’Homme invisible (The Invisible Man)
James Whale
1933. États-Unis. 71 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF.
Avec Claude Rains, Gloria Stuart, Henry Travers
Un jeune savant qui a découvert la formule de l’invisibilité se l’est injectée pour la tester. Mais il n’a pas la formule pour recouvrer son apparence. Et surtout, le sérum a un effet secondaire qui le rend psychopathe. Il plonge alors de plus en plus dans une paranoïa criminelle… Le fantasme de l’invisibilité pris à revers. Une histoire de savant fou comme l’aime le fantastique. Ici, le savant le devient. Fou. L’Homme invisible, c’est surtout la gageure d’un acteur, Claude Rains (Casablanca, Les Enchaînés), qui n’apparaîtra véritablement à l’écran qu’à la toute fin du film. Un pari osé rendu possible par le travail époustouflant de John Fulton, directeur des effets spéciaux à une époque où le numérique n’existait pas, même en rêve.

Séance présentée par Jean-Michel Durafour

Maître de conférences en études cinématographiques et visuelles à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Jean-Michel Durafour est l’auteur, entre autres, de L’Homme invisible de James Whale. Soties pour une terreur figurative (Éd. Rouge Profond, juin 2015).

> Mercredi 18 novembre à 21h

Ciné-Palestine

12 – 26 novembre

Fidèle à sa démarche, la 2e édition de Ciné-palestine met en lumière un cinéma riche, diversifié, étonnant, inventif, décalé parfois… Ce qui est donné à voir, c’est l’expression d’une génération qui par son art reflète la réalité, les espoirs et les rêves de la société palestinienne, loin des clichés. Comme tous les cinémas, il relève de l’universel avec comme terreau l’histoire et les histoires des Palestiniens.

Avec la 2e édition de Ciné-Palestine, la Compagnie Ici, Là-Bas et Ailleurs nous propose de vivre au rythme de ce pays. Fictions, documentaires, courts métrages, certains inédits en France, seront projetés en présence de leurs réalisateurs/trices. Ces rencontres enrichiront le regard porté sur le cinéma palestinien et la culture de ce pays.

L’invité d’honneur, Michel Khleifi, cinéaste de référence du cinéma palestinien, sera présent à la Cinémathèque de Toulouse pour accompagner la rétrospective de ses films. Autour de Michel Khleifi, des réalisateurs confirmés et de jeunes talents témoigneront de la vitalité de ce cinéma.

Autour des projections se tisseront échanges et lectures. Ciné-Palestine ira aussi à la rencontre des lycéens et du public de la région.

compilba.free.fr
cinepalestine.free.fr
www.facebook.com/cinepalestine

Rencontre avec Michel Khleifi
Né en 1950 à Nazareth où il vécut jusqu’en 1970 avant de gagner Bruxelles où il apprit (et enseigne aujourd’hui) le cinéma, Michel Khleifi est un des plus grands cinéastes palestiniens. Un grand cinéaste tout court. À la fois poétique et militant, mélangeant l’observation du réel avec une étonnante poétique du regard. Un cinéaste du regard qui sait mettre en regard, avec le courage de ne pas détourner les yeux devant la complexité d’une situation qui demande à prendre position. Le cinéma de Michel Khleifi confronte les injustices israéliennes contre le peuple palestinien mais pose aussi un regard critique sur la société arabe. Un cinéma de la lutte pour la liberté. Mais sans sacrifier l’émancipation sociale et individuelle, surtout de la femme. Un cinéma riche d’enseignements à tous les niveaux.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

> Vendredi 20 novembre à 19h30

Noce en Galilée (Urs al-jalil)
Michel Khleifi
1987. Palestine / Belgique / France. 113 min. Couleurs. Numérique. VOSTF.
Avec Mohamad Ali El Akili, Bushra Karaman, Makram Khoury, Youssef Abou Warda
Le temps d’un mariage… C’est son fils que le chef du village marie. Mais le village, occupé par l’armée israélienne, est placé sous la loi martiale. Le gouverneur militaire accepte cependant de lever le couvre-feu le temps du mariage. Mais à une condition. Que lui et ses officiers en soient les invités d’honneur… « Noce en Galilée cherche à pousser mythe et réalité l’un vers l’autre, en une poétisation du réel : une synthèse de l’image, du son, des rythmes, des états d’âme, des paysages qui se conjuguent pour porter un message de liberté. » (Michel Khleifi) Prix de la Critique Internationale au Festival de Cannes 1987.

Séance présentée par Michel Khleifi

> Vendredi 20 novembre à 21h

Conte des trois diamants (Hikayat al-Jawahir al-Thalath)
Michel Khleifi
1994. Palestine / Belgique / Grande-Bretagne. 112 min. Couleurs. Numérique. VOSTF.
Avec Mohammed Nahnal, Hana’ Ne’meh, Bushra Karaman, Raida Adon

Enfant de l’intifada, Youssef s’évade de son camp de réfugiés par l’imaginaire. Un jour, il bascule dans le conte. Pour ravir le cœur d’une jeune gitane, il lui faut retrouver les trois diamants perdus d’un collier ramené d’Amérique du Sud par le grand-père de la jeune fille… De la fable enfantine et de la guerre. Michel Khleifi conjugue le pouvoir de l’imagination sur fond de reportage de guerre. Et c’est sa poésie qui en sort encore une fois victorieuse. Une épopée moderne. Le premier long métrage entièrement tourné à Gaza.

Séance présentée par Michel Khleifi

> Samedi 21 novembre à 16h30 (salle 2)

La Mémoire fertile (Al Dhakira al Khasba)
Michel Khleifi
1980. Palestine / Belgique. 104 min. Couleurs. Numérique. VOSTF.
Avec Farah Hatoum, Sahar Khalifeh
Farah est une femme d’un certain âge, veuve, usée par le temps et la vie. Dépossédée de sa terre par les colons israéliens, elle travaille à l’usine. Sahar est une jeune femme divorcée qui élève seule son enfant. Elle est romancière, émancipée. L’une vit à Nazareth, l’autre à Ramallah. Michel Khleifi les suit avec sa caméra, leur pose des questions, nous donne à comprendre ce que peut être leur vie à chacune. Ce que c’est que d’être une femme palestinienne, ce que c’est que de vivre sous l’occupation israélienne. Portrait croisé de deux femmes qui parlent peu mais en disent beaucoup.

Séance présentée par Michel Khleifi

> Samedi 21 novembre à 19h

Journée de l’Andorre à Toulouse

La Mairie de Toulouse accueille la Journée de l’Andorre à Toulouse. Cet événement a pour but de renforcer la coopération entre la Mairie de Toulouse et la Principauté d’Andorre et d’accueillir les étudiants de l’Andorre qui choisissent Toulouse pour suivre leurs études. La Cinémathèque de Toulouse accueillera la partie culturelle de cet acte en projetant les courts métrages lauréats du Festival Ull Nu.
Le Festival Ull Nu est le premier et le seul festival audiovisuel de jeunes créateurs des Pyrénées. Ce projet, initié et mis en œuvre par l’association Ull Nu, est un espace pour la culture audiovisuelle comme moyen d’expression des intérêts et inquiétudes de toute une nouvelle génération émergente dans le secteur. Les projections et autres activités liées au festival se produisent dans le Palais des Congrès d’Andorre-la-Vieille, mais pas uniquement.
Le festival présente une sélection éclectique des meilleures créations audiovisuelles réalisées par des jeunes venus d’Andorre, Catalogne, Navarre, Aragon, Pays basque, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Aquitaine. Il remet un prix de 800 € au meilleur film dans chacune des catégories. Un jury, composé de professionnels du secteur audiovisuel des trois pays partageant le territoire pyrénéen, ont la charge de désigner l’œuvre gagnante de chaque catégorie.

www.festivalullnu.com

Water Based Spraypaint 300
Jessone Morillon
2014. Andorre. 1 min. 22 sec. Couleurs. Numérique DCP. Publicité.
Spot publicitaire pour le nouveau produit Water Based Spraypaint 300 de Montana.

Candy Hearts
Joan Martín Giménez
2013. Catalogne. 15 min. 21 sec. Noir & blanc. Numérique DCP. Animation.
Dans le village de Krauss, un garçon victime d’un déprimant spectacle ambulant et une fille aux apparences fragiles vivent une nuit de terreur lorsque Conrad, le vieux vendeur de bonbons, se met à harceler la jeune fille.

Naturae Polis
Eric Rossell, Lluís Casahuga
2014. Andorre. 2 min. 10 sec. Couleurs. Numérique DCP. Art vidéo.
Film traitant la relation entre le paysage naturel et le paysage urbain d’Andorre.

Puño y metal
Víctor Alonso Berbel
2014. Catalogne. 13 min. 40 sec. Noir & blanc. Numérique DCP. Documentaire.
Lutte constante, loyauté et réhabilitation, du courage jusqu’au bout. C’est le credo du Chatarras Palace, une salle de sport clandestine où des jeunes des quartiers populaires se retrouvent tous les jours.

Les Filles Föllen – Caballo Negro
Tuixén Benet Cosculluela
2013. Catalogne. 3 min. 53 sec. Couleurs. Numérique DCP. Vidéo-clip.
Un voyage de la Terre à l’espace ou de l’espace à la Terre. C’est le rituel païen de trois déesses telluriques ou le sortilège de trois sorcières païennes.
Caradecaballo
Marc Martínez Jordán
2014. Catalogne. 8 min. 20 sec. Noir & blanc. Numérique DCP. Fiction.
Suspense, terreur, comédie, science-fiction et drame animalier. Le tout réalisé avec un budget de 20 euros, avec le réalisateur et sa grand-mère comme acteurs principaux.

Novato
Jon Herranz Hernández
2014. Pays basque. 18 min. Couleurs. Numérique DCP. Documentaire.
Francisco Marín, surnommé Novato, est un alpiniste de 61 ans et le seul au monde à atteindre un tel niveau à son âge.

> Mercredi 25 novembre à 16h30

Week-end Marilyn Monroe

27 – 29 novembre

À l’occasion de l’exposition « Images de star. Marilyn, la dernière séance, Bert Stern » présentée par le Musée Toulouse-Lautrec (Albi) du 26 septembre 2015 au 3 janvier 2016, la Cinémathèque de Toulouse propose trois films qui mettent en scène la mythique actrice.

Les Désaxés (The Misfits)
John Huston
1961. États-Unis. 124 min. Noir & blanc. Numérique DCP. VOSTF.
Avec Clark Gable, Marilyn Monroe, Montgomery Clift
Venue à Reno pour fêter son divorce, Marilyn rencontre Clark Gable, cow-boy vieillissant toujours aussi charmant. Avec Montgomery Clift, rencontré lors d’un rodéo, ils partent chasser le mustang sauvage… Un film sur la fin d’une époque. Les cow-boys, usés, sont réduits à capturer les chevaux qui ont fait la gloire de l’Ouest pour en faire de la viande pour chien. Un film sur la survie d’hommes inadaptés au monde nouveau. Une survie qui laisse dans la bouche un goût de poussière, même quand Marilyn promène sa robe à cerises. Gable tombe la moustache quelques jours après la fin du tournage. Ce sera également le dernier film de Marilyn qui avait débuté véritablement sa carrière avec Quand la ville dort. C’était le début de la fin de Hollywood. Ils étaient trop mustangs pour finir en pâtée pour chien. Une oraison funèbre aux légendes.

> Vendredi 27 novembre à 21h

Sept ans de réflexion (The Seven Year Itch)
Billy Wilder
1955. États-Unis. 104 min. Couleurs. Numérique DCP. VOSTF.
Avec Marilyn Monroe, Tom Ewell, Evelyn Keyes, Sonny Tufts
La femme et les gosses en vacances, un mari irréprochable subit l’assaut de fantasmes caniculaires. Il faut dire qu’il vient de rencontrer sa pulpeuse voisine comme un pot de fleurs tombé du troisième étage manque de vous fracasser le crâne. Son sang ne fait qu’un tour. Imaginez Marilyn débarquant dans votre appartement un ventilo à la main. Ça va chauffer. Qu’une envie : tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de réfléchir. Et ce n’est pas une bouche d’aération qui va refroidir les esprits. À l’époque, on parlait d’une satire du mariage. Aujourd’hui, on y voit une ode à Marilyn, sa sensualité, sa fausse naïveté, son effronterie, le mythe de la star de cinéma. De quoi tomber de son tabouret.

> Samedi 28 novembre à 21h

Arrêt d’autobus (Bus Stop)
Joshua Logan
1956. États-Unis. 96 min. Couleurs. Numérique DCP. VOSTF.
Avec Marilyn Monroe, Don Murray, Arthur O’Connell
Manière de salaud, « embrasser Marilyn, c’est comme si on embrassait Hitler », dira Tony Curtis au moment de Certains l’aiment chaud, peut-être parce qu’elle portait mieux la robe que lui. Ici, il faudra manier le lasso pour l’attraper. Elle est chanteuse dans un beuglant bouseux, déshabillée désabusée. Quand un cow-boy venu participer à un concours de rodéo, vierge et rustre, la voit. Il sait que c’est l’ange. Elle a pourtant des airs de péché. Quand elle le voit, elle se dit qu’il est débile. C’est plutôt qu’il faudrait être taré pour ne pas tomber sous le charme. Bref, ils n’ont rien à faire ensemble, ils sont faits l’un pour l’autre. « Je crois que la plus grande qualité qui distinguait Marilyn de tous les autres soi-disant sex-symbols, c’était sa vulnérabilité » (Jane Russell). Une bonne occasion de le confirmer.

> Dimanche 29 novembre à 18h

Week-end Out 1 : noli me tangere

4 – 6 décembre

Fondé sur un concept unique, notamment l’absence de scénario et des clins d’œil à Honoré de Balzac et Lewis Carroll, Out 1 est demeuré presque invisible pendant plus de quarante ans. La Cinémathèque de Toulouse vous propose tout un week-end pour redécouvrir la version intégrale restaurée, en huit épisodes, supervisée par le chef-opérateur Pierre-William Glenn (La Nuit américaine).

Out 1 : noli me tangere
Jacques Rivette
1971-1990. France. 775 min. Couleurs. Numérique DCP. Version restaurée par Technicolor, pour Sunshine, avec le soutien du CNC.
Avec Juliet Berto, Michael Lonsdale, Bernadette Lafont, Bulle Ogier, Françoise Fabian, Jean-François Stévenin
Paris, 13 avril 1970. Deux troupes de théâtre d’avant-garde répètent chacune une pièce d’Eschyle. Un jeune sourd-muet fait la manche dans les cafés en jouant de l’harmonica. Une jeune femme séduit des hommes pour leur soutirer de l’argent. Alors qu’une conspiration se dessine, des liens se tissent entre les différents protagonistes…
Quand Jacques Rivette et son producteur Stéphane Tchal Gadjieff se lancent dans le projet d’Out 1, ils ne se fixent pas de durée limite. Le montage final, découpé en huit épisodes, dure 12h30 et l’ORTF refuse de l’acheter, effrayée par le caractère hors norme et inclassable du film. Out 1 est montré dans son intégralité, en version de travail, lors d’une projection devenue mythique au Havre en octobre 1971, mais ne connaît pas d’exploitation au cinéma ni à la télévision. Jacques Rivette passe l’année 1972 à monter une autre version du film, réduite à un peu plus de 4 heures. Ce montage intitulé Out 1 : Spectre, qui propose une vision différente du film original, bénéficie d’une sortie dans les salles françaises en 1974. Il faut attendre 1989 pour que la version longue soit à nouveau montrée dans son intégralité au Festival de Rotterdam, puis dans quelques festivals européens et enfin à la télévision française et allemande au début des années 1990. Le film original s’appelle désormais Out 1 : noli me tangere et présente un montage légèrement différent de la version montrée en 1971.

Bénéficiez d’un tarif préférentiel (28 €) si vous assistez à l’ensemble des séances du Week-end Out 1.

En partenariat avec Carlotta Films

1. De Lili à Thomas (90 min.) | Vendredi 4 décembre à 19h

2. De Thomas à Frédérique (110 min.) | Vendredi 4 décembre à 21h

3. De Frédérique à Sarah (108 min.) | Samedi 5 décembre à 14h30

4. De Sarah à Colin (106 min.) | Samedi 5 décembre à 16h30

5. De Colin à Pauline (89 min.) | Samedi 5 décembre à 18h30

6. De Pauline à Émilie (101 min.) | Samedi 5 décembre à 21h

7. D’Émilie à Lucie (98 min.) | Dimanche 6 décembre à 16h

8. De Lucie à Marie (73 min.) | Dimanche 6 décembre à 18h