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John Ford

Le cinéaste des superlatifs, celui dont on dit qu’il était « l’une des cinq ou six colonnes du temple hollywoodien » et qu’il incarnait le classicisme américain dans toute sa splendeur, celui dont le succès auprès des critiques, des cinéastes et des spectateurs ne s’est jamais démenti : John Ford, un artiste de légende, né avec le cinéma à la fin du XIXe siècle, et dont le nom reste intimement lié à l’histoire des États-Unis. Rendre hommage à celui qui réalisa près de 140 films, c’est tout d’abord retrouver le talent de la simplicité et d’une efficacité confinant à l’épure. C’est aussi l’occasion d’admirer un maître de la direction d’acteurs, qui donna certains de leurs plus beaux rôles à d’immenses stars telles John Wayne, Katharine Hepburn ou James Stewart. Et c’est bien sûr redécouvrir à la fois l’un des maîtres du western, de La Chevauchée fantastique à L’Homme qui tua Liberty Valance en passant par Les Cavaliers ou Les Cheyennes, et un cinéaste accompli, refusant de se laisser enfermer dans ce genre et échappant toujours aux classifications restrictives.

Cette rétrospective se prolonge dans le cadre de la Cinémathèque Junior et du rendez-vous mensuel autour du cinéma muet – le « Retour sur » du mois de juin sera ainsi l’occasion de découvrir Le Cheval de fer, accompagné au piano par Michel Lehmann. Et en juillet, toutes les séances en plein air du mardi soir seront consacrées à l’auteur des Raisins de la colère. Enfin le métier de cinéma de cette fin de saison mettra à l’honneur ceux dont les performances restent associées aux plus grands moments des films de Ford : les cascadeurs. Exploits en tous genres, chutes, poursuites, batailles, et bien sûr maîtrise équestre : Gilbert Perez, comédien cascadeur, vous emmènera, lors de la rencontre du 8 juin prochain, dans les coulisses de la fabrication d’un film.

Natacha Laurent

Plein air

L’été est désormais synonyme, à la Cinémathèque de Toulouse, de projections en plein air. De la même façon que sur notre affiche Monsieur Hulot scrute l’horizon marin qui est aussi celui de ses vacances, nous vous invitons à venir découvrir le cinéma autrement. La saison estivale, qui rime souvent avec liberté et simplicité, est aussi l’occasion de changer de rythme et
d’habitude. Et c’est pourquoi, dès le 26 juin, la cour du 69 rue du Taur se transformera en une salle de cinéma unique : au cœur de la ville et à ciel ouvert, vous retrouverez le plaisir des premiers spectacles cinématographiques, le doux bruit du projecteur, la magie de l’énorme bobine de pellicule qui se déroule dans la nuit, la convivialité de ces séances pas comme les autres.

Au programme, et dans le même esprit que l’année dernière, une sélection de films, tous genres, toutes périodes, toutes nationalités confondues, qui ont marqué l’histoire du cinéma et que chacun pourra placer librement sur son itinéraire de découverte, avec deux nouveautés : pour prolonger la rétrospective du mois de juin consacrée à John Ford, nous vous proposons de retrouver tous les mardis soirs en juillet un grand titre de ce géant d’Hollywood. Et comme vous étiez nombreux à regretter que notre cour ne reste pas une salle de projection un peu plus longtemps, nous avons décidé de prolonger ce temps suspendu du cinéma en plein air jusqu’au 7 août. La Cinémathèque fermera ensuite ses portes, mais sera présente dans plusieurs festivals en France et à l’étranger. Nous vous attendrons le 1er septembre pour mettre le cinéma français à l’honneur et consacrer une importante rétrospective à un immense acteur : Gérard Depardieu.

Natacha Laurent

Gérard Depardieu

Un seul mot pourrait le résumer : l’énergie. Jusqu’à l’excès, la transgression, la violence parfois, et dans une extrême liberté toujours. Gérard Depardieu : difficile de présenter l’un des plus grands acteurs français sans reprendre ce qui a déjà été écrit tant de fois. Une certitude pourtant : sa filmographie est magnifique. Proposer une sélection des films dans lesquels il a joué est tout simplement une invitation à redécouvrir de très grands moments du cinéma français. Il a travaillé sous la direction des cinéastes les plus célèbres, d’André Téchiné (*Barocco*_) à Jean-Paul Rappeneau (Cyrano de Bergerac) en passant par Alain Resnais (Mon oncle d’Amérique_), François Truffaut (La Femme d’à côté), et bien sûr Maurice Pialat (Sous le soleil de Satan). Passant de l’univers de Marguerite Duras à celui de Francis Veber, mêlant tous les styles avec le même talent, il interprète souvent des personnages dont l’ancrage social et culturel est fort, la solitude angoissante, la volonté de rompre avec le conformisme ambiant violente, le refus d’accepter le monde tel qu’il est constant.

Rendre hommage à Gérard Depardieu, c’est aussi pour la Cinémathèque de Toulouse mettre ses archives à l’honneur – tant cet acteur est présent dans nos collections. Cette rentrée est donc une nouvelle fois l’occasion de partager avec le public le travail de conservation que nous menons au quotidien. Et c’est pourquoi nous avons choisi d’inviter une cinéaste, amie de la Cinémathèque depuis de nombreuses années, et dont l’importante collection a récemment rejoint notre Centre de conservation et de recherche. Jackie Raynal viendra évoquer, le 14 septembre prochain, son parcours extraordinaire : celui d’une réalisatrice, membre du groupe Zanzibar, et d’une femme acharnée à faire découvrir et aimer le cinéma français outre-atlantique.

Natacha Laurent